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toutRabat La capitale, porte par porte

Les quartiers de Rabat

Sept quartiers, trois époques, et un seul bon choix selon ce que vous venez faire

Pour visiter
Médina ou Hassan
Pour sortir
Agdal
Pour le calme
Hay Riad
À pied
Médina, Oudayas, Hassan
Les quartiers de Rabat
Fonds photographique de Rabat — voir la galerie

Comment Rabat est faite

Trois couches, empilées dans l’ordre chronologique et parfaitement lisibles sur une carte.

La ville ancienne au nord, contre le fleuve : la kasbah des Oudayas et la médina, closes de murailles.

La Ville Nouvelle au centre, tracée sous le Protectorat à partir de 1912 — Hassan, l’Océan, l’avenue Mohammed V. Lyautey l’a construite à côté de la médina et non à sa place, ce qui explique que le tissu ancien soit resté intact.

Les extensions modernes au sud : Agdal dans les années 1950-60, puis Hay Riad à partir des années 1990.

Où dormir, selon votre séjour

Quartier Pour qui Le point fort Le point faible
Médina Séjour court, première visite Tout à pied, riads, atmosphère Chambres simples, bruit du matin
Hassan Le meilleur compromis Gare, Tour Hassan, hôtels de toutes gammes Peu de vie le soir
Agdal Séjour long, avec voiture Restaurants, cafés, commerces Taxi matin et soir pour les visites
Hay Riad Affaires, famille, calme Neuf, aéré, sûr Loin de tout, sans âme
L’Océan Petits budgets Bord de mer, prix bas Éloigné des monuments

Mon conseil pour deux ou trois jours : la médina ou Hassan. Tout le reste vous imposera un taxi deux fois par jour, pour un gain de confort discutable.

Les quartiers, un par un

La kasbah des Oudayas

Le noyau originel. Un ribat almoravide dressé contre les Berghouata, reconstruit et agrandi par les Almohades à partir de 1150. On y entre par Bab el-Kébir, la grande porte.

C’est un quartier habité, pas un monument : quelques centaines de personnes y vivent, souvent dans des maisons qui se transmettent depuis des générations. On le visite en une heure et demie, gratuitement.

La médina

L’ancienne ville, tracée au cordeau par les Andalous au XVIIe siècle. On y entre par Bab el Had ou Bab el Alou. Bornée par les murailles almohades à l’ouest, la kasbah au nord-ouest, le Bouregreg au nord et le mur des Andalous au sud.

Commerce, artisanat, et une population modeste. C’est le cœur vivant de la ville ancienne — voir le guide détaillé.

Hassan

Nommé d’après la Tour. C’est le quartier administratif et hôtelier de la Ville Nouvelle, où l’on trouve la gare de Rabat-Ville, la Tour Hassan, le mausolée, et la plupart des hôtels de gamme moyenne à haute.

Il conserve de beaux bâtiments du Protectorat — l’ancien monastère des Petites Sœurs de l’Assomption dit « La Source », le lycée Gouraud. C’est le quartier le mieux placé pour un visiteur.

Agdal

Son nom signifie « jardin » en tamazight, et il dit exactement ce qu’était le lieu : le quartier a été bâti sur des jardins, sous le Protectorat.

C’est aujourd’hui le quartier commerçant de Rabat — restaurants, cafés, enseignes internationales, et quelques ministères. C’est là qu’on sort le soir, et là que la jeunesse rbatie se retrouve. La gare de Rabat-Agdal, reconstruite en 2018 pour l’Al Boraq, s’y trouve.

Hay Riad

La banlieue sud, sortie de terre à partir du début des années 1990 sous l’égide de la Société d’aménagement de Riad, sans subvention de l’État. Pendant des années, ce fut le plus grand chantier du royaume.

Villas, immeubles de standing, sièges d’entreprises, centres commerciaux. C’est propre, vert et calme — et sans histoire. À réserver aux séjours d’affaires.

L’Océan

En 1913, ce n’était qu’un faubourg habité par des Français. C’est aujourd’hui un quartier ancien et cosmopolite, en bord de mer, aux prix plus doux qu’ailleurs.

L’ancienne église du Protectorat y a été transformée en complexe culturel El Mehdi Benbarka — une reconversion qui dit assez bien l’histoire du quartier.

Souissi

Le quartier résidentiel du sud : ambassades, résidences diplomatiques, grandes villas sous les eucalyptus. Peu de commerces, peu de vie de rue, et rien à visiter — mais c’est là que se joue une partie de la vie officielle de la capitale.

Yacoub el-Mansour, Takaddoum, Akkari

Les grands quartiers populaires de l’ouest et du sud-ouest, qu’aucun guide ne mentionne et où vit pourtant l’essentiel des Rbatis.

Yacoub el-Mansour occupe à lui seul environ un sixième de la superficie de la ville. Takaddoum s’étend du Bouregreg jusqu’à Souissi. Akkari, voisin de Yacoub el-Mansour, abrite les anciens abattoirs et Dar Al Atfal Akkari, un orphelinat bâti en 1927.

Ce ne sont pas des quartiers touristiques, et il n’y a aucune raison particulière de s’y rendre en visiteur. Ils expliquent en revanche pourquoi Rabat est une vraie ville et pas une carte postale.

Où sortir le soir

Agdal pour les restaurants et les cafés, Hassan pour les hôtels et les terrasses, la corniche pour le coucher de soleil, et la médina pour dîner simplement et tôt.

Rabat n’est pas une ville de vie nocturne intense — c’est une capitale administrative, et cela se sent. Qui cherche l’agitation la trouvera à Casablanca, à une heure de train.

Les quartiers de Rabat dans le fonds — 1875–1940 Voir la galerie →