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Les musées de Rabat

Trois musées essentiels, et un squelette de dinosaure que personne ne connaît

Nombre
3 essentiels
Budget
20 à 60 MAD
Jour de fermeture
Mardi
Durée
1 à 2 h chacun
Le musée national de la Parure, dans la kasbah des Oudayas

Les musées de Rabat — Photo Manfred Ewel · CC BY-SA 4.0

Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain

Le plus important du pays pour l’art marocain des XXe et XXIe siècles. Ouvert en 2014, signé de l’architecte Karim Chakor, il conserve plus de quatre cents œuvres — peintures, sculptures, photographies, installations — et programme des expositions temporaires de premier plan.

C’est aussi le premier musée d’Afrique à fonctionner à l’énergie solaire.

Si vous ne devez en faire qu’un, c’est celui-là : il donne à voir un Maroc que le patrimoine almohade ne raconte pas.

Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés, 10 h – 18 h. À partir de 40 MAD. Avenue Moulay Hassan, à dix minutes à pied de la médina.

Le musée de l’Histoire et des Civilisations

C’est l’ancien musée archéologique, créé dans les années 1920 et rouvert sous ce nom. Il retrace le Maroc de la préhistoire à l’époque islamique, à partir des fouilles de Volubilis, Banasa, Thamusida et Chellah.

Ce qu’il faut y chercher :

  1. Les bronzes de Volubilis — les bustes de Juba II et de Caton, d’une finesse qui surprend toujours.
  2. L’éphèbe couronné, le vieux pêcheur, le chien de Volubilis : les trois pièces qui font la réputation du musée.
  3. Les hommes préhistoriques du Maroc — l’homme de Jbel Irhoud, l’homme atérien de Témara et de Dar es-Soltane, découverts à quelques kilomètres d’ici.
  4. Les inscriptions libyco-berbères, rarement montrées ailleurs.

20 MAD pour un adulte, 10 pour les 15-18 ans, 5 pour les moins de 14 ans. 23 rue Brihi, près de la Tour Hassan.

Le musée national de la Parure, aux Oudayas

Installé dans le palais du XVIIe siècle bâti par Moulay Ismaïl à l’intérieur de la kasbah, il a rouvert en janvier 2023 après une longue restauration, sous un nouveau nom : orfèvrerie, parure et costume traditionnel marocain.

L’intérêt est double. La collection de bijoux — argent berbère, or citadin — est remarquable ; mais le bâtiment lui-même, avec son jardin andalou, vaut le billet.

Environ 60 MAD pour les non-résidents. Fermé le mardi. À l’intérieur de la kasbah des Oudayas — c’est le seul endroit payant de la kasbah, dont l’accès reste par ailleurs libre.

Les trois autres, si vous avez le temps

  • Le musée des Sciences de la Terre, au ministère de l’Énergie et des Mines. On y voit le squelette d’un sauropode de quinze mètres, découvert en 1979 dans la région d’Azilal, dans le Haut Atlas. Presque personne à Rabat ne sait qu’il est là. Entrée libre.
  • Le musée de la Céramique, à Salé, dans le Borj Ad-Doumoue du XVIIIe siècle. Des pièces de Fès, Salé, du Moyen Atlas et du Rif, dont certaines remontent à l’époque almohade.
  • Le musée national des PTT, avenue Mohammed V. Le premier timbre du Maroc, de 1912, et une collection de télégraphes et de bélinographes. Entrée gratuite, et bien plus intéressant que son nom ne le laisse croire.

En pratique

Le mardi est le jour de fermeture de la plupart des musées de Rabat : évitez d’y consacrer cette journée.

Les tarifs indiqués sont ceux relevés en 2026 et peuvent évoluer ; la Fondation nationale des musées applique par ailleurs des réductions aux résidents au Maroc.

Les musées de Rabat dans le fonds — 1875–1940 Voir la galerie →