L'impôt sur vos revenus locatifs
Vous avez le choix entre deux régimes, et il est chiffrable. Mais la réponse ne dépend pas de vos loyers : elle dépend de vos autres revenus. C'est pourquoi ce simulateur vous les demande — et pourquoi ceux qui ne le font pas ne peuvent pas répondre.
Les deux régimes, en clair
Le droit commun
Un abattement forfaitaire de 40 % sur les loyers bruts (article 64-II), puis le net rejoint votre revenu global et subit le barème progressif. C'est le régime par défaut : aucune démarche.
Si votre locataire est une société, une administration ou un professionnel au réel, il retient 10 % des loyers bruts — 15 % à partir de 120 000 DH par an. Cette retenue n'est pas votre impôt : c'est un acompte, imputable, et restituable s'il dépasse ce que vous devez.
L'option de l'article 64-IV
20 % du brut, libératoires : l'impôt est soldé, ces loyers ne figurent plus dans votre revenu global et vous êtes dispensé de les déclarer. Mais il n'y a ni abattement de 40 %, ni seuil — le taux s'applique dès le premier dirham.
La demande passe par voie électronique, avec récépissé remis aux locataires trente jours au moins avant l'échéance. Elle est globale : elle emporte tous vos biens loués, pas seulement celui qui vous arrange.
Trois idées fausses qui circulent
- « L'abattement de 40 % a été supprimé »
- Non. Il figure toujours à l'article 64-II du CGI dans son édition 2026. La confusion vient de l'exonération de 30 000 DH de l'ancien article 63-I, elle réellement abrogée par la loi de finances 2023.
- « En dessous de 40 000 DH, je ne déclare pas »
- Ce seuil dispense votre locataire de retenir à la source. Il ne vous exonère ni de l'impôt ni de la déclaration. Il n'existe plus aucun seuil d'exonération des revenus fonciers, hors l'effet de la première tranche du barème.
- « Le 10 %, le 15 % et le 20 % sont trois taux au choix »
- Non : les deux premiers sont des acomptes prélevés par le locataire, le troisième est un impôt définitif sur option. Les confondre fait payer deux fois, ou renoncer à une restitution.
Ce qui change en 2026
La loi de finances 2026 crée une retenue à la source de 5 % sur les produits de location versés aux personnes physiques dont les revenus relèvent du résultat net réel ou simplifié, pour des immeubles inscrits à l'actif de leur entreprise. Attention : ces loyers-là ne sont pas des revenus fonciers mais des revenus professionnels, et cette page ne les traite pas.
Si votre situation est plus large
- Le simulateur complet Salaire, loyers, retraite et bourse dans un seul calcul, avec le détail de chaque ligne.
- Le barème 2026 Les six tranches, et pourquoi votre taux marginal décide de l'arbitrage.
- Si vous louez sur Airbnb La courte durée meublée n'est pas un revenu foncier : ni l'abattement de 40 %, ni l'option à 20 %.
Simulation indicative, fournie à titre d’information : elle n’engage pas toutRabat et ne
vaut pas conseil fiscal. La loi de finances change chaque année et chaque situation a ses
particularités — faites valider votre calcul par votre comptable ou auprès de la
Direction générale des impôts.
Notre annuaire
des comptables et celui des fiduciaires
de Rabat peuvent vous y aider.
Barème appliqué : Loi de finances n° 50-25 pour l'année budgétaire 2026 · Note circulaire DGI n° 737 du 27 février 2026 ·
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