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toutRabat La capitale, porte par porte

La kasbah des Oudayas

Une forteresse almohade au-dessus de l'Atlantique

Entrée
Gratuite
Durée
1 h 30
Horaires
Accès libre
Statut
UNESCO 2012
Le mieux
Fin d'après-midi
Les murailles de la kasbah des Oudayas au-dessus de l'océan

La kasbah des Oudayas — Photo Petar Milošević · CC BY-SA 4.0

Pourquoi y aller

Rabat n’offre pas de vue plus saisissante. La kasbah occupe l’éperon rocheux exact où le Bouregreg se jette dans l’Atlantique, et depuis sa plateforme on embrasse d’un coup l’océan, l’estuaire, la plage et les murs blancs de Salé sur l’autre rive.

C’est le point de départ de la ville. En 1150, le sultan almohade Abd al-Mu’min y installe un ribat — un camp à la fois militaire et religieux — d’où partiront les expéditions vers l’Espagne. La ville s’appellera d’abord Mehdiya, en l’honneur du premier calife Ibn Toumert, puis Ribat el Fath, le camp de la victoire. C’est de là que vient le nom de Rabat.

À l’intérieur, une seule vraie rue — la rue Jamaa — et un lacis de venelles dont les murs sont peints en blanc jusqu’à hauteur d’homme, puis en bleu jusqu’au sol. Ce bleu n’a rien d’ancien : il date des années 1920. Il n’en est pas moins devenu l’image de Rabat.

Ce qu’il faut voir

  1. Bab Oudaia, la porte monumentale almohade, vers 1195. Elle est restée murée pendant des siècles et a servi de prison ; ses frises, ses arabesques et ses caractères coufiques n’ont été dégagés du plâtras qui les masquait qu’en 1916.
  2. La place du Souk el Ghezel, le souk de la laine. Jusque vers 1920, les fileuses de la kasbah et de la médina y vendaient encore, les jeudis et dimanches matin, leurs écheveaux filés à la main.
  3. Le jardin andalou, aménagé sous le Protectorat et non au temps d’al-Andalus — mais bougainvillées, orangers et allées pavées en font l’endroit le plus frais de la ville à midi.
  4. La plateforme du sémaphore, pour la vue : océan à gauche, estuaire et Salé en face, plage des Oudayas en contrebas.

Quand y aller

En fin d’après-midi. La lumière rase prend les murs ocres de plein fouet, et la plateforme fait face au couchant.

L’entrée de la kasbah est libre et il n’y a pas de guichet. Seul le musée national des Bijoux, installé dans le palais du XVIIe siècle, est payant.

La kasbah des Oudayas dans le fonds — 1875–1940 Voir la galerie →